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## Valentino pour les voyages : cinq pièces qui survivent à la valise

Aaliyah Diallo··4 min

Valentino pour les voyages : cinq pièces qui survivent à la valise

Le problème avec le voyage, c'est qu'il vous demande d'anticiper. Vous faites vos bagages dans un climat, vous les ouvrez dans un autre. Vous préparez une garde-robe pour un dîner que vous imaginez, mais qui se déroulera peut-être en terrasse, peut-être en salle climatisée à dix-sept degrés. Et entre-temps, il y a la valise elle-même — cette machine à froisser qui transforme le lin soigneusement plié en chiffon.

Valentino comprend cette friction. Pas la version romantique du voyage, celle des publicités de parfum. La vraie : les retards, les changements de plan, le fait qu'on porte les mêmes chaussures trois jours d'affilée parce qu'on a surestimé son optimisme en faisant ses bagages. Ce qui suit n'est pas une formule. C'est une structure. Cinq pièces qui voyagent bien parce qu'elles sont construites pour durer, pas pour impressionner au premier regard.

Le pantalon en laine tropicale

Valentino taille un pantalon droit en laine tropicale — poids léger, armure serrée — qui sort de la valise comme il y est entré. Pas de pli permanent, juste une ligne nette de la hanche à la cheville. La coupe est haute, ce qui signifie qu'elle fonctionne avec une chemise rentrée ou un pull court sans négociation. Le tissu respire. Il ne colle pas à la peau dans une voiture sans climatisation entre l'aéroport et l'hôtel.

C'est le genre de pantalon qu'on porte pour un déjeuner professionnel à Milan, puis pour un dîner décontracté le soir même avec un t-shirt blanc. La polyvalence ne vient pas d'un design neutre — la ligne est trop précise pour ça — mais d'une construction qui ne crie pas son intention. Vous pouvez le porter quatre fois en six jours et personne ne compte. Cherchez la version en marine ou en gris chaud, jamais en noir. Le noir en voyage devient poussiéreux.

La robe chemise en popeline

Une robe chemise Valentino en popeline de coton — col classique, boutonnage jusqu'à mi-cuisse, manches longues qu'on peut retrousser — est ce que vous portez quand vous ne savez pas encore ce que sera la journée. Elle lit comme une chemise d'homme agrandie, mais la coupe est ajustée au niveau des épaules et flotte partout ailleurs. Le résultat : une silhouette qui a l'air réfléchie sans effort.

La popeline se repasse avec de la vapeur dans la salle de bain. Pas besoin de fer. Vous la portez seule avec des sandales plates pour une galerie à Athènes, avec un pantalon en dessous pour un vol long-courrier, ceinturée pour un dîner où vous devez avoir l'air d'avoir fait un effort. Le tissu sèche vite si vous devez la laver à la main dans un lavabo d'hôtel. Ce n'est pas glamour, mais c'est réel. Et la robe ne perd rien à être traitée comme un outil plutôt qu'un objet précieux.

Le pull en cachemire léger

Les maisons italiennes savent tricoter. Valentino fait un pull col rond en cachemire douze fils — assez fin pour se plier dans une pochette latérale, assez structuré pour tenir sa forme. Il fonctionne en superposition sous une veste ou seul avec un pantalon tailleur. La maille ne bouloche pas au premier port. Les coutures sont plates.

Le cachemire régule la température. C'est la raison pour laquelle on le porte, pas le statut. Vous en avez besoin dans un avion où la climatisation oscille entre trop et pas assez. Vous en avez besoin à Londres en juin quand le soleil disparaît à dix-neuf heures. La couleur importe : camel, gris perle, ou ce beige-rosé que Valentino fait bien. Rien qui montre les taches de café. Rien qui exige un pressing immédiat.

La jupe midi en crêpe

Une jupe midi Valentino en crêpe envers satin — taille élastiquée dissimulée, coupe droite avec une légère fente arrière — voyage mieux qu'on ne le pense. Le crêpe ne froisse pas. Il tombe avec un poids qui lit comme de la structure, mais il n'est pas rigide. Vous pouvez la porter avec un débardeur en soie pour un cocktail, avec un pull oversize et des baskets pour un déjeuner en ville.

L'élastique à la taille est le détail qui change tout. Pas de fermeture éclair qui casse, pas de bouton qui saute après un long dîner. La jupe s'adapte aux fluctuations du voyage — le fait qu'on mange différemment, qu'on dort différemment. Elle ne punit pas. La longueur midi fonctionne dans la plupart des contextes culturels sans demander de calcul. Vous n'avez pas besoin de vérifier le code vestimentaire de chaque lieu. Elle fait le travail.

Les sandales en cuir avec semelle en gomme

Valentino produit une sandale en cuir avec une semelle en gomme de trois centimètres — assez de hauteur pour allonger la jambe, assez de traction pour marcher sur des pavés mouillés. Le cuir est souple dès le premier port. Pas de période de rodage, pas d'ampoules le deuxième jour. La bride est large au niveau de l'avant-pied, ce qui signifie qu'elle ne coupe pas après huit heures debout.

Ces sandales fonctionnent du matin au soir. Vous les portez pour visiter des ruines, pour dîner en terrasse, pour prendre un verre dans un bar d'hôtel où vous ne voulez pas avoir l'air d'essayer trop fort. Elles se glissent facilement dans une valise sans prendre la place de trois paires de chaussures que vous ne porterez pas. Le cuir se patine bien. Elles ont l'air mieux après un mois qu'au premier jour.

Ce qu'il ne faut pas faire

Ne voyagez pas avec des pièces qui exigent un contexte parfait. Pas de robes longues qui nécessitent des talons spécifiques. Pas de chemises en lin blanc qui montrent chaque pli. Pas de chaussures qui ne fonctionnent qu'avec une tenue. Et surtout, ne tombez pas dans le piège de l'optimisme : vous ne porterez pas sept tenues différentes en quatre jours. Vous porterez trois combinaisons en boucle. Construisez pour ça.

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